Linoléum

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Préparation des supports
Traitement des joints et fissures
Les enduits de lissage (fonction et rôle principaux)
Pose des dalles
Pose des rouleaux
Pose conductrice
Propriétés électrostatiques
Réglementation acoustique
Informations techniques
Entretien des revêtements de sols
Repertoire des taches

PREPARATION DES SUPPORTS

Nous rappelons ci-après quelques règles indispensables à la réussite de la bonne mise en oeuvre d'un revêtement de sol PVC, textile, parquet. On peut considérer que plus des deux tiers des désordres constatés sur les chantiers sont dus à une mauvaise préparation des supports.

Dans tous les cas, les supports doivent être : sains, résistants, propres, plans, secs, de cohésion suffisante et normalement absorbants.

- Eliminer mécaniquement par brossage, ponçage, fraisage ou grenaillage les couches instables ou diminuant l'adhérence, par exemple les laitances, agents polluants et restes de colle de ragréage ou de revêtements anciens. Eliminer soigneusement (par aspiration) les poussières et particules mal adhérentes.

- Tolérance maxi sous la règle de 2 m : 7 mm, sous la règle de 20 cm : 2 mm.

- Le support doit présenter un taux d'humidité résiduel inférieur à 3%. L'entreprise de pose doit s'assurer que les précautions nécessaires ont été prises pour empêcher les remontées d'humidité, séchage du support, mise en place d'une barrière constituée.

TRAITEMENT DES JOINTS ET FISSURES

- Joint de dilatation : le revêtement devra être arrêté au droit du joint, de part et d'autre, il sera recouvert d'un profilé métallique ou plastique fixe sur un seul côté. Tout traitement de fissures et joints par des résines (expoxydiques par exemple) doit être "clouté" par saupoudrage de sable fin et sec afin de permettre l'accrochage de l'enduit de lissage.

La suppression systématique des fissures dans la chape

Commencer par élargir toutes les fissures pour que la résine de réparation puisse y pénétrer. Si les fissures sont plus importantes, réaliser avec une meuleuse des rainures perpendiculaires à la fissure pour y placer des agrafes d'ancrage. Eliminer soigneusement, par aspiration, toutes poussières, peintures, particules friables et non adhérentes, etc.

La résine et le durcisseur doivent être mélangés dans un rapport correct (voir étiquette sur emballage ou fiche technique) et en quantité permettant d'utiliser le produit avant son durcissement.
En remplir les fissures fines. Pour calfeutrer les fissures plus larges, il est préférable d'ajouter du sable silicieux sec pour augmenter la consistance du produit. Placer les agrafes d'ancrage dans la résine encore liquide, et les recouvrir de résine.

Répartir, avec une spatule, en suivant les fissures, la résine en excès et la lisser. Avant durcissement, répandre généreusement sur les surfaces traitées du sable silicieux sec de granulométrie 0,5/1,2. Les fissures et joints ainsi calfeutrés et sablés forment un support offrant une bonne adhérence pour les travaux ultérieurs.

- Sois chauffants : respecter le délai de séchage de la chape.
L'installation du chauffage devra être en fonctionnement depuis 4 semaines minimum avant la pose du revêtement. Le chauffage sera arrêté 48 heures avant la mise en oeuvre et la préparation du support. La remise en marche s'effectuera de manière progressive au minimum 48 heures après la pose.

- Supports en plancher : visser les planches, ou panneaux mobiles, instables ou grinçantes. Obstruer les joints, trous et fissures avec un mastic acrylique. Recouvrir d'un primaire solvanté et réaliser un enduit de lissage fibré.

Un support professionnellement préparé pour le collage, avec les colles Udirev, de revêtements de sol.

1 Vieux plancher en bois. Ponçage au disque fin Mastic élastique base acrylique
2 Primaire polychloroprène en dispersion aqueuse
3 Enduit de lissage fibré sur supports bois
4 Colle extra pour revêtements de sol textiles ou PVC
5 Revêtement textile ou PVC

Une autre solution consiste à recouvrir le plancher avec des panneaux de bois de qualité CTBH ou CTBX.

- Anciens revêtements : déposer le revêtement et gratter complètement les résidus d'ancienne colle, mousse et feutre bitume, etc. Recouvrir avec un primaire adapté avant ragréage.

Sur des carrelages, vérifier la tenue des carreaux, dégraisser et nettoyer. Recouvrir avec un primaire adapté avant ragréage.

ENDUITS DE LISSAGE

Fonction et rôles principaux
Un enduit de lissage est un produit de finition à usage intérieur destiné à être recouvert par un revêtement de sol. La plupart des enduits de lissage classiques P2 et P3 (sauf exception : voir fabricant) ne sont pas aptes à recevoir une peinture de sol (cf. DTU 59.3-NF P 74-203).

C'est un produit auto-lissant, garantissant un aspect de surface lisse et destiné à normaliser l'absorption du support (aptitude à recevoir une colle sans préparation particulière).

Il ne peut en aucun cas modifier la planéité générale de l'ouvrage, ni remédier à un manque de cohésion du support de base. L'application des enduits de lissage est régie par le nouveau CPT no 2843 du CSTB livraison 363 établit par le GS 12 en octobre 1995. Il annule et remplace le CPT 1835 de 1983.
On distingue deux familles d'enduits par référence au classement P du classement UPEC.

- Enduits de lissage P2: produit mono-composant associé à des revêtements P2 dans des locaux P2.

- Enduits de lissage P3 auto-lissants réalisés à partir de : - système de ragréage P3 (poudre + primaire d'adhérence) -produit de ragréage bi-composant (poudre + résine d'adjuvantation) La pâte est préparée par gâchage de la poudre dans l'eau additionnée de la résine d'adjuvantation

- Mono-composant: produit de ragréage auto-lissant poudre mono-composant

- Une troisième famille d'enduits d'égalisation : enduits de lissage spéciaux (généralement fibrés ou/et renforcés de résines + armature) permettant, sous Avis Technique, de procéder à des opérations spécifiques (rénovation)
- Lissage sur anciens parquets
- Lissage sur panneaux de particules

Epaisseurs d'application minimales et maximales en une seule couche
Enduits P2 épaisseur maximale 3 mm (certains fabricants hors Avis Technique garantissent leur produit de lissage P2 jusqu'à une épaisseur maximum supérieure à 3 mm)
Enduits P3 épaisseur minimale d'emploi: 3 mm
Enduits P3 épaisseur maximale d'emploi : 10 mm

Mise en oeuvre - préparation de la pâte
Avant mise en oeuvre d'un enduit de lissage quel qu'il soit, le support doit être débarrassé de tous dépôts, déchets, pellicules de plâtre, enduit, peinture, laitance.
Il sera, dans tous les cas, soigneusement dépoussiéré à l'aide d'un aspirateur industriel.

Mise en place des primaires
L'utilisation, dans un local classé P3, d'un enduit système P3, nécessite l'application systématique du primaire d'adhérence associé (cité dans l'avis technique) sur support normalement absorbant, à savoir : des supports neufs (dalle béton ou chape ciment).

Support nécessitant un primaire curatif (rénovation principalement)
En local classé P2 ou P3, si le support ne présente pas les qualités requises (support trop absorbant ou bloqué, anciennes traces de colle etc.) il sera nécessaire d'appliquer un primaire (suivant les préconisations du fabricant d'enduit). Ce primaire pourra, dans ce cas, se substituer au primaire associé habituellement au système P3 et prévu dans l'Avis Technique.

Les points clés pour réussir un enduit de lissage
Les proportions d'eau de gâchage indiquées dans l'Avis Technique doivent être respectées (tolérance 5

TROP D'EAU entraîne : Décantation du produit
Fissuration lors du séchage
Enduit poudreux en surface
Résistance insuffisante
Remontée des résines ou du colorant

Eau de gâchage
La température de l'eau de gâchage doit être comprise entre + 80C et + 200C Dans une eau trop froide, les additifs contenus dans la poudre tardent à s'activer (agent débulleur etc.), en résultent des défauts d'aspect ou de facilité de mise en ceuvre. Dans une eau trop chaude, en revanche les réactions dues aux additifs s'accélèrent, avec potentiellement une diminution de la durée pratique d'utilisation, auto-lissant réduit...

Préparation de la pâte
Les mélanges se font dans l'ordre suivant
Mono-composant et poudre du système
1/ EAU
2/ POUDRE

Bi-composant
1/ EAU
2/ ADJUVANT prédosé
3/ POUDRE

Le mélange des composants ci-dessus se réalise dans l'ordre indiqué, à l'aide d'un malaxeur électrique dont la vitesse de rotation n'excède pas 500 ROM (t/mn).
Si la vitesse du malaxeur est trop importante, il y a centrifugation (décantation) des charges de l'enduit, le rendant impropre à son utilisation.
Ne jamais rajouter d'eau à l'enduit en cours de mise en oeuvre L'homogénéité ne peut plus se réaliser efficacement. L'application de l'enduit ne doit pas s'effectuer sur support trop froid (température inférieure à SOC) ou trop chaud (supérieur à 30°C) ou sur sol chauffant en cours de chauffe. Utiliser un débulleur pour éliminer les bulles d'air.

Consommation
Règle générale: 1.5 kg de poudre/m/mm d'épaisseur

Enduit en 2 couches * (en cas de nécessité)
Selon recommandation des Fabricants, ce procédé est possible de 2 façons
- en frais sur frais, c'est-à-dire application de la seconde couche dès l'ouverture à la marche de la première et ce dans la
limite des épaisseurs maximales admises pour chacune des couches.
Si les épaisseurs d'enduits sont différentes, la plus épaisse d'entre elles doit obligatoirement être la 1 ère couche. Cette méthode n'oblige pas à l'exécution d'un primaire entre les couches.
- si la 1ère couche est sèche depuis au moins 12 heures, il est recommandé d'appliquer un primaire avant d'exécuter la seconde couche d'enduit de lissage.
Important: Ne pas appliquer un enduit de lissage P3 sur une qualité P2, tout comme il est proscrit d'utiliser un enduit de lissage base " ciment " sur un enduit de base "plâtre".
Ces prescriptions s'entendent dans le cas de supports à base de liants hydrauliques. Pour les autres natures de support, nous consulter.
Important: L'entreprise de pose engage sa responsabilité dès l'instant où elle accepte de poser, acceptant implicitement le support.

Ouvrages de références :
. NFP 18201 DTU 21 "Exécution des travaux en béton"
. NFP 14201 DTU 26.2 chapes et dalles à base de liants hydrauliques
. NFP 63203 DTU 51.3 planchers en bois et panneaux dérivés du bois
. Enduits de lissage de sol intérieur : CPT, cahier du CSTB no 2843
. Sols chauffants : DTU 65.6, 65.7, 7.65.8 - NFP 52301, 52302, 52303
. Cahier des charges de préparation des ouvrages en vue de la pose des revêtements de sols minces CSTB no 286, livraison 35
. Guide de la rénovation des revêtements de sols cahiers 2055 1 & 2055 2 du CSTB NFP 62.303 DTU 53.2 revêtements de sols plastiques collés NFP 62.202 DTU 53.1 revêtements de sols textiles collés
. Température ambiante : 15 'C
. Température du support : 10 'C
. Stocker colles et revêtements 24 h avant, dans le local où ils seront mis en oeuvre
. Bien respecter le temps de gommage de la colle et les prescriptions du fabricant
. Temps de gommage insuffisant = formation de cloques
. Temps de gommage dépassé = mauvais transfert de la colle
. Encollage avec une spatule dentée à raison de 250 à 300 g/m2 (sauf linoleum et caoutchouc)

POSE DES DALLES

Tracer :
1/ un axe perpendiculaire à l'entrée principale
2/ perpendiculaire à cet axe en équilibrant les découpes des dalles en bordure
. Encoller une surface permettant de respecter le temps de travail de la colle
. Appliquer les dalles à partir du centre de la pièce et en escalier selon les axes du support
. Les dalles seront posées en sens contrarié
. Veiller au bon jointage des dalles
. Maroufler manuellement et au rouleau
. Le traitement des joints par soudure à chaud suivant le classement désiré se fera 24 h après la pose La circulation et l'aménagement devront intervenir 48 h après la pose

5 . POSE DES ROULEAUX

. Stocker les colles et rouleaux déroulés 24 h avant la pose, dans la pièce où ils seront mis en oeuvre
. Tracer un trait de cordeau de la largeur du lé moins 2 cm à partir du mur le plus visible depuis l'entrée
. Poser le ler lé depuis ce trait orienté dans le sens de la lumière
. Replier les lés par moitié
. Encoller le support par simple encollage avec une colle acrylique déposée à la spatule finement dentée à raison de 250 à 300 g/M2
. Procéder de même avec la seconde moitié du lé
. Maroufler manuellement puis au rouleau
. La circulation et l'aménagement devront intervenir 48 heures après la pose

Important:
. Poser en lés inversés pour les imprimés selon préconisation du fabricant
. La majorité des produits en rouleaux se pose à joint vif

Soudure
. A chaud : pose bord à bord joints serrés et chanfreiner en V avec une rainureuse électrique
. A froid : pose à joints vifs en faisant chevaucher les lés

Cas particulier: PVC homogène en lé
Découper les lés aux dimensions souhaitées en ajoutant 75 mm de chaque côté et les laisser dans la pièce 24 h à température de 18 ° MINIMUM Après collage, maroufler avec un rouleau de 50 kg

POSE AVEC ÉTANCHÉITÉ EN RIVES

Cas d'application
La pose avec étanchéité en rives est toujours nécessaire pour la réalisation d'ouvrages classés E3.
Sont classés E3 :
Les locaux où la présence d'eau peut être prolongée, où l'entretien et le lavage sont presque confondus (cf. notice sur le classement UPEC des locaux, cahier du C.S.T.B. n°2999 de novembre 1997).
Ce type de pose peut aussi être adopté pour des raisons de propreté et de facilité d'entretien (ex : salles d'eau, cuisines, etc ... ).

L'étanchéité en rives peut être obtenue
- par remontées en rives,
- au moyen de plinthes adéquates rapportées.

Revêtement mural
Angle sol-mur
Revêtement
rofilé d'angle PVC de sol

Remontées en rives
du revêtement de sol dans l'angle sol-mur.
Cette déformation est facilitée par l'emploi d'un décapeur thermique ou d'un chalumeau à air chaud.

Parties courantes :
La remontée du revêtement de sol en rives crée un espace entre le revêtement et l'angle sol-mur : cet espace doit être le plus faible possible. Une autre solution consiste dans l'utilisation d'un profilé d'angle PVC.
Par contre, l'espace créé par le recouvrement du revêtement mural sur le revêtement de sol (partie supérieure de la remontée en plinthe) dans un souci d'esthétique d'une meilleure tenue, peut être comblé au moyen d'un enduit ou par l'utilisation d'un profilé de diminution PVC (A). Les imperfections possibles dues à la difficulté de mise en ceuvre de cette méthode ne permettent pas de viser un classement E3.

Revêtement mural

Revêtement mural
Revêtement de sol épais
vsm
Cordon de soudure
PVC

TRAITEMENT DES ANGLES

Angles rentrants :
Les angles rentrants peuvent être découpés sur place.
Découper l'excédent de revêtement en pointe en commençant à 5 mm du sol.
Presser le revêtement dans l'angle à l'aide d'une roulette.

Faire le joint. La soudure à chaud des parties verticales est facilitée lorsqu'elle est faite à 450 et non dans l'angle du mur.



Angles sortants :
Les angles sortants nécessitent une pièce rapportée dans la partie verticale.
Plier le revêtement et couper au centre à 5 mm du sol.

Découper la pièce rapportée triangulaire à l'aide d'une équerre et fraiser le dossier à moitié d'épaisseur pour faciliter le pliage.

Juxtaposer la pièce rapportée et effectuer les soudures à chaud à 45°

Plinthes rapportées soudées en V.S.M.
Le revêtement s'arrête à la partie horizontale de la plinthe PVC préalablement posée. Une soudure à chaud avec cordon PVC rétablit la continuité avec la plinthe faisant angle avec le mur.

Quelquefois l'utilisation de chutes peut permettre la réalisation de plinthes rapportées fabriquées sur chantier avec le revêtement de sol. Dans ce cas la retombée au sol sera suffisamment large pour permettre un bon collage et une bonne soudure (+20 cm). Cette mise en oeuvre permet 'accéder au classement E3.

Plinthe rapportée
Cordon Revêtement de sol compact
de soudure Support

Plinthes rapportées non soudées
La finition au moyen de plinthes rapportées non soudées, qu'elles soient en PVC souple ou rigide, ou en toute autre matière, n'apporte pas de protection vis-à-vis des infiltrations d'eau et ne peut satisfaire les exigences d'un classement E3.

POSE CONDUCTRICE

Pose conductrice
Il est possible de remédier aux phénomènes d'électricité statique en utilisant des sols qui permettent l'évacuation instantanée des charges par un système conducteur (quadrillage de cuivre ou pré-enduction conductrice), relié à la terre.

Préparation des supports et de l'environnement
Arracher les anciens revêtements, puis réaliser un enduit de lissage P3. Prévoir une mise à la terre tous les 40 m².

Mise en oeuvre
Le choix de la méthode est préconisé par le fabricant de revêtement de sol.

Méthode A :
Réseau de feuillards + colle conductrice mise à la terre

 

Implantation du feuillard
Le collage du feuillard est effectué avec la même colle conductrice que celle employée pour le collage du revêtement.
Réaliser un ceinturage à 10/15 cm du pourtour du local. Coller ensuite les bandes, parallèlement à la plus petite largeur, à l'intérieur de ce cadre (espacement maxi de 60 cm). Chaque bande sera raccordée au ceinturage par collage ou soudure à l'étain.
Prévoir une mise à la terre tous les 40 m².

Encollage
Etaler la colle en respectant les préconisations des fabricants (temps ouvert, temps de gommage, consommations).

Application du revêtement
Après l'application du revêtement, les joints sont effectués par soudure à chaud avec cordon d'apport et complétés par un calfatage en rives (remontées en plinthes ou plinthes rapportées).

Méthode B :
Pré-enduction conductrice + bande de feuillard tous les 40 m²

Pré-enduction conductrice
Appliquer la pré-enduction au rouleau, à raison de 100-150 g/m². Laisser sécher 12 heures.

Implantation du feuillard
Coller une bande de feuillard de 1,5 à 2 m linéaires tous les 40 M2 (utiliser la colle conductrice employée pour la pose du revêtement). Une des extrémités est laissée en attentE pour le raccordement à la terre.

Encollage
Etaler la colle en respectant les préconisations des fabricants
(temps ouvert, temps de gommage, consommations).

Application du revêtement
Après l'application du revêtement, les joints sont effectués par soudure à chaud avec cordon d'apport et complétés par
un calfatage en rives (remontées en plinthes ou plinthes rapportées).

Propriétés électrostatiques

L'ÉLECTRICITÉ STATIQUE
Les manifestations de l'électricité statique résultent d'échanges et de transferts d'électrons par contact et séparation entre deux natures de matériaux, influencés par les conditions d'environnement (chaleur et humidité de l'air). Elles se traduisent par des décharges électrostatiques parfois dommageables pour les personnes et le matériel.

LE COMPORTEMENT ÉLECTROSTATIQUE
On remédie aux effets de ces décharges électrostatiques dans une large mesure en utilisant des revêtements de sol dont la propension à l'accumulation des charges électrostatiques produites a un potentiel < 2 kw (essai du marcheur). Ce seuil de sensibilité pour les personnes convient aussi aux matériels de bureautique.
Toutefois certains domaines d'application sont plus sensibles et nécessitent une protection face aux nuisances électrostatiques afin d'obtenir une élimination rapide des charges générées. C'est le cas des salles d'ordinateurs, des tours de contrôles, des centres de télécommunications, de certains locaux à usage médical et dans de nombreux domaines tels que l'industrie électronique et pharmaceutique.
Il est donc nécessaire de maîtriser la conductibilité électrique du revêtement de sol selon les niveaux exigés. Ces propriétés sont vérifiées principalement par la mesure de résistance transversale du revêtement.

LES NORMES
La norme internationale IEC 1340-4-1 (1995-06).
"Comportement électrostatique des revêtements de sol et des sols finis" regroupe les méthodes d'essais et une classification électrostatique des sols.

. Sol conducteur (ECF) : dans le domaine de l'électronique, ce sol se caractérise par une résistance inférieure à 1.106 ohms.
. Sol dissipateur (DIF) : ce sol se caractérise par une résistance comprise entre 1.10 6 ohms et 1.10 9 ohms.
. Sol antistatique (ASF) : ce sol minimise la génération de charge et son potentiel est < 2 kw.

Le Comité Européen de Normalisation (CEN) a adopté plusieurs normes (EN) qui prescrivent les méthodes d'essais pour évaluer les propriétés électrostatiques des revêtements de sol résilients et textiles. Elles ont le statut de normes nationales (NF EN pour la France).

NF EN 1081 Revêtements de sols résilients
Détermination de la résistance électrique

NF EN 1815 Revêtements de sols résilients et textiles
Evaluation de la propension à l'accumulation des charges électrostatiques (essai du marcheur)

Les normes de spécifications européennes selon les familles de produits font référence à ces normes.

La résistance électrique des sols textiles fait référence à la norme internationale ISO/DIS 10965.
La norme française NF P62.001 de novembre 1988, qui regroupait les méthodes d'essais pour apprécier les propriétés antistatiques des revêtements de sol en y associant des appellations (AS-ASB et ASI), a fait l'objet d'une refonte en juin 1996 pour tenir compte des évolutions normatives intervenues et ne s'applique qu'aux revêtements de sols résilients.

Classe 1 - Potentiel (test du marcheur) < 2 kw
Classe 2 - Résistance transversale comprise entre 1 107 ohms et 1 109 ohms
Classe 3 - Résistance transversale <= 107 ohms

Les classes 2 et 3 ont déjà les propriétés de la classe 1 et la mesure de résistance électrique transversale peut être celle di revêtement ou celle du revêtement mis à la terre.

LA RÉGLEMENTATION
Le seul domaine actuellement réglementé en France est celui des salles d'anesthésie et des salles d'opérations (locaux AIA). L'arrêté du 23 mai 1989 (J.O. du 14 juin 1989) impose sur la base des dispositions de la norme NF Cl 5-211 que les revêtements de sol doivent présenter une résistance égale au plus à 25 mégohms, donc inférieure à 2,5 x 107 ohms Pour répondre à certaines exigences de sécurité électrique, se référer à la norme NF Cl 5-100.

Remarque : dans d'autres domaines d'utilisation, des spécifications sont exigées. C'est le cas par exemple des Centres de Télécommunications, en référence au Rapport Technique de l'ETSI (fascicule de documentation FD ETR 127).



Lorsque Rx < 5 x 10 4 se référer à la norme NF Cl 5-100 concernant la sécurité électrique.

Pour des applications spécifiques concernant les revêtements de sol électro-conducteurs, il est parfois fait référence à la norme internationale CEI 130-4-1 reprise selon la norme NF C20-790-4-1.


RÉGLEMENTATION ACOUSTIQUE

CLASSEMENT DES PRODUITS
La réglementation actuelle s'appuie sur 3 indices acoustiques pertinents
. L'indice d'affaiblissement acoustique à l'intérieur du local d'émission -L, mesuré selon la norme NF S31.074, exprimé en dB.
. Le facteur d'absorption acoustique pondéré : xW, qui intègre l'ancienne courbe d'absorption acoustique par fréquence. Il s'exprime en unité.
. Et surtout, l'indice d'affaiblissement acoustique transversal aux bruits d'impact : -L. Il se mesure en laboratoire dans des conditions normalisées (NF EN ISO 140-8) sur une dalle béton de 14 cm et s'exprime en dB(A) pour tenir compte d'une pondération acoustique particulière à la France.
A partir de l'an 2000, l'indice habituel en dB(A) sera progressivement remplacé par l'indice européen -Lw en dB qui représente la même caractéristique exprimée dans une autre unité.

RÉGLEMENTATION FRANÇAISE
Depuis toujours elle s'applique au plancher revêtu et prend en compte le revêtement lui-même et le plancher sur lequel il est posé. Le niveau de pression acoustique réglementaire Ln est égal à Lno - -L. Pour satisfaire ce niveau et choisir un revêtement, il faut donc connaître le niveau Lno de pression acoustique sous la dalle nue.
Depuis janvier 1996, la NRA a été fixée à :
. Ln 65 dB(A) pour les logements (arrêté du 28 octobre 1994).
. Ln 67 dB(A) pour les locaux d'enseignement (arrêté du 9 octobre 1995).
A partir de janvier 2000, le niveau réglementaire s'établira à
. Ln < = 58 dB pour les logements (arrêté du 30 juin 1999).

Aucune disposition n'a été prise pour les autres types de locaux qui verront cependant leurs contraintes se sévériser. L'application concrète de ces règles s'avère relativement complexe. Certains organismes (CSTB, QUALITEL ... ) ont proposé des exemples de solution qui n'ont cependant pas de caractère réglementaire.
Par exemple, en fonction de l'épaisseur e (en cm) d'une dalle béton, quelle est la "cible" nécessaire pour atteindre le niveau réglementaire Ln -



LABELS ACOUSTIQUES
Parmi ces labels, les plus connus sont le Label Qualitel (LQ) et le Label Qualitel Confort Acoustiques (LQCA), tous deux attribués sur la base du Guide Qualitel mis à jour en décembre 1995. Le guide permet aux professionnels de disposer d'un outil d'orientation appréciable.

INFORMATIONS TECHNIQUES

. CONSEILS D'UTILISATION


. CLASSEMENTS AU FEU
M1 : Ininflammable
M2 : Difficilement inflammable
M3: Moyennement inflammable
Dans les établissements recevant du public (cafés, cabarets, discothèques, salles de réunions-) la réglementation officielle préconise le classement au feu M3. Pour d'autres précisions, nous consulter

. CLASSEMENTS D'USAGE (nouvelles normes européennes)



. CERTIFICAT NF - UPEC

La marque NF associée à la marque UPEC est une certification volontaire de produits.

NF - UPEC

La création de cette marque concrétise les attentes exprimées par les acteurs du bâtiment, elle atteste pour les revêtements de sol résilients qui bénéficient de son droit d'usage, de la conformité aux normes européennes s'y rapportant NF EN 649 à NF EN 655, complétée par des spécifications particulières précisant un classement d'usage UPEC qui constitue la référence pour les professionnels du bâtiment.


. CLASSEMENT K
Apparu dans les années 1980 en Allemagne, ce classement promotionnel conçu par un club de fabricants s'est progressivement imposé grâce à sa simplicité, et cela malgré l'absence de support normatif.

Il s'agit d'un classement des produits basé essentiellement sur une performance d'abrasion. Son origine géographique explique qu'il concerne principalement les revêtements compacts sans isolation acoustique intégrée.

Pour cette famille de revêtements relativement traditionnels et sans trop de risques technologiques, il constitue un bon outil de promotion.

Comme pour le classement européen, son mode d'attribution repose sur une auto-déclaration de conformité du fabricant, à laquelle il est généralement adjoint un procès verbal d'essai de type d'abrasion.

ENTRETIEN DES REVÊTEMENTS DE SOLS

PRÉAMBULE
Chacun sait que tout se salit.
Poussière, humidité et autres impuretés présentes dans l'air se déposent, s'incrustent sous les pas. Un verre renversé... bref, il s'agit d'un phénomène normal, courant de tous les jours.
Donc, tout se salit et à fortiori le sol ou un quelconque revêtement de sol. On aurait tort de croire que les revêtements durs sont moins salissants que les moquettes et les tapis.
Les uns et les autres ont besoin d'être régulièrement entretenus et nettoyés. Seules les méthodes et les fréquences peuvent différer.

QU'ENTEND-ON PAR PROPRE ?
Pour les uns, c'est l'absence de saletés visibles et, pour les autres, c'est quand toutes les poussières ont été effectivement éliminées. Les critères appliqués pour mesurer l'écart par rapport à la situation idéale ne sont évidemment pas les mêmes partout et pour tout le monde.
Le coloris joue un rôle presque déterminant au niveau des saletés visibles.
Un entretien régulier, adapté, constitue évidemment le plus sûr moyen pour conserver un sol en bon état pendant longtemps.

ENTRETIEN DES MOQUETTES ET TAPIS

MOQUETTES ET TAPIS
Causes de souillures sont de toutes sortes.
L'humidité, les saletés adhérentes ou desséchées, les saletés flottantes (poussière, etc ... ) sont les premières responsables. La souillure provient principalement des saletés de contact, c'est-à-dire des saletés entraînées sous les pieds des passants, sous les roulettes des chariots, des cadis, etc... Il va de soi qu'une moquette ne se salit pas partout de la même façon. L'intensité du trafic, qu'il soit roulant ou pédestre, y est pour quelque chose.

On pourrait opérer comme suit un classement global du trafic :
. Grand Trafic (Restaurants, Grands Magasins, Couloirs et Halls)
. Trafic Moyen (Salles de Conférence, Petits Bureaux, Entrées et Séjours)
. Trafic Léger (Chambres, Salons, Bureaux de Direction, Chambres d'Hôtel)

INFLUENCE DE LA COULEUR
Il faut noter que la couleur est largement déterminante pour l'aptitude d'une moquette à la souillure. De loin, les moins salissants sont les coloris foncés, surtout les tons mêlés.

ENTRETIEN ET NETTOYAGE
Etant donné les nombreux facteurs intervenant dans la souillure des moquettes, on ne peut fournir à cet effet que des directives générales, que l'on devra évidemment affiner en fonction des cas spécifiques.
fréquence des nettoyages sera essentiellement variable suivant l'intensité du trafic, de la situation dans le bâtiment , exigences posées par les usagers.
C'est, dès l'accès, qu'il faut retenir la plus grande quantité possible de gravillons, de sable et d'humidité adhérant aux semelles.
Tous les accès devront donc être équipés de grilles et de tapis de propreté de grandes dimensions.
Dans les halls d'entrée, on disposera, entre autres, de grands tapis sur lesquels les usagers achèveront de nettoyer leurs semelles.

TRAITEMENT DES TACHES :
- Essuyer immédiatement les taches neuves encore fraîches avec un chiffon ou du papier essuie-tout.
- Racler avec précaution à la cuillère ou avec l'envers d'une lame de couteau les substances épaissies ou desséchées, puis brosser ou passer l'aspirateur.
- Réhumecter les taches solubles à l'eau et ôter à l'aspirateur ou au tampon les saletés dissoutes.
- Le nombre de taches éliminables avec un solvant n'est pas élevé. Le cas échéant, utiliser un détachant du commerce à base de substances organiques. Ces produits s'appliquent obligatoirement avec un linge blanc légèrement imbibé.
- Pour les taches non identifiées, essayer d'abord les méthodes décrites sous 2 et 3.
En cas d'échec, traiter précautionneusement la tache, du dehors en dedans, avec un shampoing moquette, puis enlever en tamponnant. Laisser sécher si possible l'endroit traité, puis employer des produits détachants. Poursuivre au besoin le traitement avec un shampooing.
- Travailler toujours avec précaution. Ne jamais rudoyer en frottant ou en astiquant pour ne pas endommager la surface.
- Pour les moquettes à poil coupé, il est recommandé de brosser la moquette dans le sens du poil après séchage.

- L'endroit traité doit être parfaitement sec avant d'être à nouveau livré à la circulation des personnes, ceci afin d'éviter qu'il ne se salisse de nouveau.

NETTOYAGE JOURNALIER .
Aspirateur et balai mécanique.

NETTOYAGE INTERMÉDIAIRE
Son but est de garder un bon état de propreté, donc de réduire la fréquence des nettoyages.
- La mousse aérosol convient pour un nettoyage en surface des moquettes, on l'applique en massant avec une brosse, on laisse sécher et on récupère la mousse et les saletés à l'aspirateur.
- Le shampooing à sec s'avère normalement plus efficace que la mousse aérosol pour le nettoyage des grandes surfaces et est appliqué à l'aide d'un rouleau brosse ou d'un plateau à brosse rotative.
- Le nettoyage à la poudre utiliser une poudre mélangée avec un agent dissolvant, répandre sur la moquette et travailler dans le poil par frottement manuel ou brossage mécanique. Après évaporation, les saletés et la poudre sont éliminées à l'aspirateur.

GRAND NETTOYAGE
- Shampouinage
Cette méthode est de celles qui peuvent être retenues pour les grands nettoyages. Le shampooing doit être de bonne qualité notamment:
. avoir un effet détergent de bon à excellent.
. présenter un pH neutre.
. sécher complètement (cristallisation).
. être non toxique et inodore.
. donner une mousse bien consistante.

- Nettoyage à jet-extraction
Cette méthode convient à toutes les moquettes. La machine utilisée à cet effet imprègne la moquette d'eau qui est aussitôt récupérée avec les saletés en une seule opération.
L'eau propre est chauffée d'autant plus que le nettoyage doit être puissant.
Pour les moquettes en laine et en polyacrylique, une température maximum de 600C ne doit jamais être dépassée.
La qualité du détergent ainsi que la puissance d'aspiration de la pompe de récupération jouent un grand rôle dans la qualité du nettoyage, du rinçage et du séchage.
Les moquettes traitées doivent être parfaitement sèches avant d'être livrées à la circulation des personnes.

ENTRETIEN DES SOLS VINYLIQUES

DALLES SEMI-FLEXIBLES ET SOLS VINYLIQUES HOMOGÈNES NON TRAITÉS EN USINE
Avant la mise en service: Effectuer un balayage ou aspiration des poussières. Nettoyer à l'aide d'une solution décapante correctement diluée et d'une monobrosse équipée d'un disque vert. Rincer et laisser sécher Appliquer en 2 couches croisées une solution acrylique autolustrante satinée ou brillante selon la finition désirée. Respecter le temps de séchage entre les 2 couches. Terminer par un lustrage à la monobrosse.

LES SOLS VINYLIQUES TRAITÉS EN USINE
Appliqué en usine à la couche d'usure des revêtements de sol vinyliques, le traitement de surface a de nombreux avantages:

- Il évite l'application d'une émulsion autolustrante avant la mise en trafic.
- Il facilite l'élimination des taches et l'entretien quotidien.
- Il facilite l'entretien périodique en évitant le spray méthode rénovante.
- Il diffère l'application d'une émulsion autolustrante dans le temps.

Le traitement Sanitized

Sanitized est un traitement bactérostatique et fongistatique réalisé en cours de fabrication qui empêche tout foyer d'infection. C'est un traitement durable et qui résiste aux lavages répétés. Il combat efficacement : les bactéries, en créant un milieu hostile à leur développement - le développement des ores de champignons - le développement des mycoses.

Avant la mise en service:

Effectuer un balayage ou aspiration des poussières. Nettoyage avec un détergent neutre avec un balai à franges, une serpillière ou à l'aide d'une monobrosse.

CONSEILS DENTRETIEN :

Le spray méthode : Vaporisation d'un produit qui simultanément nettoie et régénère l'émulsion autolustrante (1 à 2 fois par semaine) selon l'intensité du trafic.

RÉPERTOIRE DES TACHES