Préparation des supports
Traitement des joints et fissures
Les enduits de lissage (fonction et rôle principaux)
Pose des dalles
Pose des rouleaux
Pose conductrice
Propriétés électrostatiques
Réglementation acoustique
Informations techniques
Entretien des revêtements de sols
Repertoire des taches
PREPARATION DES SUPPORTS
Nous rappelons ci-après quelques règles indispensables
à la réussite de la bonne mise en oeuvre d'un revêtement
de sol PVC, textile, parquet. On peut considérer que plus des deux
tiers des désordres constatés sur les chantiers sont dus
à une mauvaise préparation des supports.
Dans tous les cas, les supports doivent être : sains, résistants,
propres, plans, secs, de cohésion suffisante et normalement absorbants.
- Eliminer mécaniquement par brossage, ponçage, fraisage
ou grenaillage les couches instables ou diminuant l'adhérence,
par exemple les laitances, agents polluants et restes de colle de ragréage
ou de revêtements anciens. Eliminer soigneusement (par aspiration)
les poussières et particules mal adhérentes.
- Tolérance maxi sous la règle de 2 m : 7 mm, sous la règle
de 20 cm : 2 mm.
- Le support doit présenter un taux d'humidité résiduel
inférieur à 3%. L'entreprise de pose doit s'assurer que
les précautions nécessaires ont été prises
pour empêcher les remontées d'humidité, séchage
du support, mise en place d'une barrière constituée.
TRAITEMENT DES JOINTS ET FISSURES
- Joint de dilatation : le revêtement devra être arrêté
au droit du joint, de part et d'autre, il sera recouvert d'un profilé
métallique ou plastique fixe sur un seul côté. Tout
traitement de fissures et joints par des résines (expoxydiques
par exemple) doit être "clouté" par saupoudrage
de sable fin et sec afin de permettre l'accrochage de l'enduit de lissage.
La suppression systématique des fissures dans la chape


Commencer par élargir toutes les fissures pour que la résine
de réparation puisse y pénétrer. Si les fissures
sont plus importantes, réaliser avec une meuleuse des rainures
perpendiculaires à la fissure pour y placer des agrafes d'ancrage.
Eliminer soigneusement, par aspiration, toutes poussières, peintures,
particules friables et non adhérentes, etc.
La résine et le durcisseur doivent être mélangés
dans un rapport correct (voir étiquette sur emballage ou fiche
technique) et en quantité permettant d'utiliser le produit avant
son durcissement.
En remplir les fissures fines. Pour calfeutrer les fissures
plus larges, il est préférable d'ajouter du sable silicieux
sec pour augmenter la consistance du produit. Placer les agrafes d'ancrage
dans la résine encore liquide, et les recouvrir de résine.


Répartir, avec une spatule, en suivant les fissures, la résine
en excès et la lisser. Avant durcissement, répandre généreusement
sur les surfaces traitées du sable silicieux sec de granulométrie
0,5/1,2. Les fissures et joints ainsi calfeutrés et sablés
forment un support offrant une bonne adhérence pour les travaux
ultérieurs.
- Sois chauffants : respecter le délai de séchage de la
chape.
L'installation du chauffage devra être en fonctionnement
depuis 4 semaines minimum avant la pose du revêtement. Le chauffage
sera arrêté 48 heures avant la mise en oeuvre et la préparation
du support. La remise en marche s'effectuera de manière progressive
au minimum 48 heures après la pose.
- Supports en plancher : visser les planches, ou panneaux mobiles, instables
ou grinçantes. Obstruer les joints, trous et fissures avec un mastic
acrylique. Recouvrir d'un primaire solvanté et réaliser
un enduit de lissage fibré.
Un support professionnellement préparé pour le collage,
avec les colles Udirev, de revêtements de sol.
1 Vieux plancher en bois. Ponçage au disque fin Mastic élastique
base acrylique
2 Primaire polychloroprène en dispersion aqueuse
3 Enduit de lissage fibré sur supports bois
4 Colle extra pour revêtements de sol textiles ou PVC
5 Revêtement textile ou PVC
Une autre solution consiste à recouvrir le plancher avec des panneaux
de bois de qualité CTBH ou CTBX.
- Anciens revêtements : déposer le revêtement et gratter
complètement les résidus d'ancienne colle, mousse et feutre
bitume, etc. Recouvrir avec un primaire adapté avant ragréage.
Sur des carrelages, vérifier la tenue des carreaux, dégraisser
et nettoyer. Recouvrir avec un primaire adapté avant ragréage.

ENDUITS DE LISSAGE
Fonction et rôles principaux
Un enduit de lissage est un produit de finition à usage intérieur
destiné à être recouvert par un revêtement de
sol. La plupart des enduits de lissage classiques P2 et P3 (sauf exception
: voir fabricant) ne sont pas aptes à recevoir une peinture de
sol (cf. DTU 59.3-NF P 74-203).
C'est un produit auto-lissant, garantissant un aspect de surface lisse
et destiné à normaliser l'absorption du support (aptitude
à recevoir une colle sans préparation particulière).
Il ne peut en aucun cas modifier la planéité générale
de l'ouvrage, ni remédier à un manque de cohésion
du support de base. L'application des enduits de lissage est régie
par le nouveau CPT no 2843 du CSTB livraison 363 établit par le
GS 12 en octobre 1995. Il annule et remplace le CPT 1835 de 1983.
On distingue deux familles d'enduits par référence au classement
P du classement UPEC.
- Enduits de lissage P2: produit mono-composant associé à
des revêtements P2 dans des locaux P2.
- Enduits de lissage P3 auto-lissants réalisés à
partir de : - système de ragréage P3 (poudre + primaire
d'adhérence) -produit de ragréage bi-composant (poudre +
résine d'adjuvantation) La pâte est préparée
par gâchage de la poudre dans l'eau additionnée de la résine
d'adjuvantation
- Mono-composant: produit de ragréage auto-lissant poudre mono-composant
- Une troisième famille d'enduits d'égalisation : enduits
de lissage spéciaux (généralement fibrés ou/et
renforcés de résines + armature) permettant, sous Avis Technique,
de procéder à des opérations spécifiques (rénovation)
- Lissage sur anciens parquets
- Lissage sur panneaux de particules
Epaisseurs d'application minimales et maximales en une seule couche
Enduits P2 épaisseur maximale 3 mm (certains fabricants hors Avis
Technique garantissent leur produit de lissage P2 jusqu'à une épaisseur
maximum supérieure à 3 mm)
Enduits P3 épaisseur minimale d'emploi: 3 mm
Enduits P3 épaisseur maximale d'emploi : 10 mm

Mise en oeuvre - préparation de la pâte
Avant mise en oeuvre d'un enduit de lissage quel qu'il soit, le support
doit être débarrassé de tous dépôts,
déchets, pellicules de plâtre, enduit, peinture, laitance.
Il sera, dans tous les cas, soigneusement dépoussiéré
à l'aide d'un aspirateur industriel.
Mise en place des primaires
L'utilisation, dans un local classé P3, d'un enduit système
P3, nécessite l'application systématique du primaire d'adhérence
associé (cité dans l'avis technique) sur support normalement
absorbant, à savoir : des supports neufs (dalle béton ou
chape ciment).
Support nécessitant un primaire curatif (rénovation principalement)
En local classé P2 ou P3, si le support ne présente pas
les qualités requises (support trop absorbant ou bloqué,
anciennes traces de colle etc.) il sera nécessaire d'appliquer
un primaire (suivant les préconisations du fabricant d'enduit).
Ce primaire pourra, dans ce cas, se substituer au primaire associé
habituellement au système P3 et prévu dans l'Avis Technique.
Les points clés pour réussir un enduit de lissage
Les proportions d'eau de gâchage indiquées dans l'Avis Technique
doivent être respectées (tolérance 5
TROP D'EAU entraîne : Décantation du produit
Fissuration lors du séchage
Enduit poudreux en surface
Résistance insuffisante
Remontée des résines ou du colorant
Eau de gâchage
La température de l'eau de gâchage doit être comprise
entre + 80C et + 200C Dans une eau trop froide, les additifs contenus
dans la poudre tardent à s'activer (agent débulleur etc.),
en résultent des défauts d'aspect ou de facilité
de mise en ceuvre. Dans une eau trop chaude, en revanche les réactions
dues aux additifs s'accélèrent, avec potentiellement une
diminution de la durée pratique d'utilisation, auto-lissant réduit...
Préparation de la pâte
Les mélanges se font dans l'ordre suivant
Mono-composant et poudre du système
1/ EAU
2/ POUDRE
Bi-composant
1/ EAU
2/ ADJUVANT prédosé
3/ POUDRE
Le mélange des composants ci-dessus se réalise dans l'ordre
indiqué, à l'aide d'un malaxeur électrique dont la
vitesse de rotation n'excède pas 500 ROM (t/mn).
Si la vitesse du malaxeur est trop importante, il y a centrifugation (décantation)
des charges de l'enduit, le rendant impropre à son utilisation.
Ne jamais rajouter d'eau à l'enduit en cours de mise en oeuvre
L'homogénéité ne peut plus se réaliser efficacement.
L'application de l'enduit ne doit pas s'effectuer sur support trop froid
(température inférieure à SOC) ou trop chaud (supérieur
à 30°C) ou sur sol chauffant en cours de chauffe. Utiliser
un débulleur pour éliminer les bulles d'air.
Consommation
Règle générale: 1.5 kg de poudre/m/mm d'épaisseur
Enduit en 2 couches * (en cas de nécessité)
Selon recommandation des Fabricants, ce procédé est possible
de 2 façons
- en frais sur frais, c'est-à-dire application de la seconde couche
dès l'ouverture à la marche de la première et ce
dans la
limite des épaisseurs maximales admises pour chacune des couches.
Si les épaisseurs d'enduits sont différentes, la plus épaisse
d'entre elles doit obligatoirement être la 1 ère couche.
Cette méthode n'oblige pas à l'exécution d'un primaire
entre les couches.
- si la 1ère couche est sèche depuis au moins 12 heures,
il est recommandé d'appliquer un primaire avant d'exécuter
la seconde couche d'enduit de lissage.
Important: Ne pas appliquer un enduit de lissage P3 sur une qualité
P2, tout comme il est proscrit d'utiliser un enduit de lissage base "
ciment " sur un enduit de base "plâtre".
Ces prescriptions s'entendent dans le cas de supports à base de
liants hydrauliques. Pour les autres natures de support, nous consulter.
Important: L'entreprise de pose engage sa responsabilité dès
l'instant où elle accepte de poser, acceptant implicitement le
support.
Ouvrages de références :
. NFP 18201 DTU 21 "Exécution des travaux en béton"
. NFP 14201 DTU 26.2 chapes et dalles à base de liants hydrauliques
. NFP 63203 DTU 51.3 planchers en bois et panneaux dérivés
du bois
. Enduits de lissage de sol intérieur : CPT, cahier du CSTB no
2843
. Sols chauffants : DTU 65.6, 65.7, 7.65.8 - NFP 52301, 52302, 52303
. Cahier des charges de préparation des ouvrages en vue de la pose
des revêtements de sols minces CSTB no 286, livraison 35
. Guide de la rénovation des revêtements de sols cahiers 2055
1 & 2055 2 du CSTB NFP 62.303 DTU 53.2 revêtements de sols plastiques
collés NFP 62.202 DTU 53.1 revêtements de sols textiles collés
. Température ambiante : 15 'C
. Température du support : 10 'C
. Stocker colles et revêtements 24 h avant, dans le local où
ils seront mis en oeuvre
. Bien respecter le temps de gommage de la colle et les prescriptions
du fabricant
. Temps de gommage insuffisant = formation de cloques
. Temps de gommage dépassé = mauvais transfert de la colle
. Encollage avec une spatule dentée à raison de 250 à
300 g/m2 (sauf linoleum et caoutchouc)

POSE DES DALLES
Tracer :
1/ un axe perpendiculaire à l'entrée principale
2/ perpendiculaire à cet axe en équilibrant les découpes
des dalles en bordure
. Encoller une surface permettant de respecter le temps de travail de
la colle
. Appliquer les dalles à partir du centre de la pièce et
en escalier selon les axes du support
. Les dalles seront posées en sens contrarié
. Veiller au bon jointage des dalles
. Maroufler manuellement et au rouleau
. Le traitement des joints par soudure à chaud suivant le classement désiré
se fera 24 h après la pose La circulation et l'aménagement
devront intervenir 48 h après la pose
5 . POSE DES ROULEAUX
. Stocker les colles et rouleaux déroulés 24 h avant la
pose, dans la pièce où ils seront mis en oeuvre
. Tracer un trait de cordeau de la largeur du lé moins 2 cm à
partir du mur le plus visible depuis l'entrée
. Poser le ler lé depuis ce trait orienté dans le sens de
la lumière
. Replier les lés par moitié
. Encoller le support par simple encollage avec une colle acrylique déposée
à la spatule finement dentée à raison de 250 à
300 g/M2
. Procéder de même avec la seconde moitié du lé
. Maroufler manuellement puis au rouleau
. La circulation et l'aménagement
devront intervenir 48 heures après la pose
Important:
. Poser en lés inversés pour les imprimés selon préconisation
du fabricant
. La majorité des produits en rouleaux se pose à joint vif
Soudure
. A chaud : pose bord à bord joints serrés et chanfreiner
en V avec une rainureuse électrique
. A froid : pose à joints vifs en faisant chevaucher les lés
Cas particulier: PVC homogène en lé
Découper les lés aux dimensions souhaitées en ajoutant
75 mm de chaque côté et les laisser dans la pièce
24 h à température de 18 ° MINIMUM Après collage,
maroufler avec un rouleau de 50 kg

POSE AVEC ÉTANCHÉITÉ EN RIVES
Cas d'application
La pose avec étanchéité en rives est toujours nécessaire
pour la réalisation d'ouvrages classés E3.
Sont classés E3 :
Les locaux où la présence d'eau peut être prolongée,
où l'entretien et le lavage sont presque confondus (cf. notice
sur le classement UPEC des locaux, cahier du C.S.T.B. n°2999 de novembre
1997).
Ce type de pose peut aussi être adopté pour des raisons de
propreté et de facilité d'entretien (ex : salles d'eau,
cuisines, etc ... ).
L'étanchéité en rives peut être obtenue
- par remontées en rives,
- au moyen de plinthes adéquates rapportées.

Revêtement mural
Angle sol-mur
Revêtement
rofilé d'angle PVC de sol
Remontées en rives
du revêtement de sol dans l'angle sol-mur.
Cette déformation est facilitée par l'emploi d'un décapeur
thermique ou d'un chalumeau à air chaud.
Parties courantes :
La remontée du revêtement de sol en rives crée un
espace entre le revêtement et l'angle sol-mur : cet espace doit
être le plus faible possible. Une autre solution consiste dans l'utilisation
d'un profilé d'angle PVC.
Par contre, l'espace créé par le recouvrement du revêtement
mural sur le revêtement de sol (partie supérieure de la remontée
en plinthe) dans un souci d'esthétique d'une meilleure tenue, peut
être comblé au moyen d'un enduit ou par l'utilisation d'un
profilé de diminution PVC (A). Les imperfections possibles dues
à la difficulté de mise en ceuvre de cette méthode
ne permettent pas de viser un classement E3.


Revêtement mural
Revêtement mural
Revêtement de sol épais
vsm
Cordon de soudure
PVC
TRAITEMENT DES ANGLES
Angles rentrants :
Les angles rentrants peuvent être découpés sur place.
Découper l'excédent de revêtement en pointe en commençant
à 5 mm du sol.
Presser le revêtement dans l'angle à l'aide d'une roulette.
Faire le joint. La soudure à chaud des parties verticales est facilitée
lorsqu'elle est faite à 450 et non dans l'angle du mur.
Angles sortants :
Les angles sortants nécessitent une pièce rapportée
dans la partie verticale.
Plier le revêtement et couper au centre à 5 mm du sol.

Découper la pièce rapportée triangulaire à
l'aide d'une équerre et fraiser le dossier à moitié
d'épaisseur pour faciliter le pliage.
Juxtaposer la pièce rapportée et effectuer les soudures
à chaud à 45°
Plinthes rapportées soudées en V.S.M.
Le revêtement s'arrête à la partie horizontale de
la plinthe PVC préalablement posée. Une soudure à
chaud avec cordon PVC rétablit la continuité avec la plinthe
faisant angle avec le mur.
Quelquefois l'utilisation de chutes peut permettre la réalisation
de plinthes rapportées fabriquées sur chantier avec le revêtement
de sol. Dans ce cas la retombée au sol sera suffisamment large
pour permettre un bon collage et une bonne soudure (+20 cm). Cette mise
en oeuvre permet 'accéder au classement E3.
Plinthe rapportée
Cordon Revêtement de sol compact
de soudure Support
Plinthes rapportées non soudées
La finition au moyen de plinthes rapportées non soudées,
qu'elles soient en PVC souple ou rigide, ou en toute autre matière,
n'apporte pas de protection vis-à-vis des infiltrations d'eau et
ne peut satisfaire les exigences d'un classement E3.

POSE CONDUCTRICE
Pose conductrice
Il est possible de remédier aux phénomènes d'électricité
statique en utilisant des sols qui permettent l'évacuation instantanée
des charges par un système conducteur (quadrillage de cuivre ou
pré-enduction conductrice), relié à la terre.
Préparation des supports et de l'environnement
Arracher les anciens revêtements, puis réaliser un enduit
de lissage P3. Prévoir une mise à la terre tous les 40 m².
Mise en oeuvre
Le choix de la méthode est préconisé par le fabricant
de revêtement de sol.
Méthode A :
Réseau de feuillards + colle conductrice mise à la terre
Implantation du feuillard
Le collage du feuillard est effectué avec la même colle conductrice
que celle employée pour le collage du revêtement.
Réaliser un ceinturage à 10/15 cm du pourtour du local.
Coller ensuite les bandes, parallèlement à la plus petite
largeur, à l'intérieur de ce cadre (espacement maxi de 60
cm). Chaque bande sera raccordée au ceinturage par collage ou soudure
à l'étain.
Prévoir une mise à la terre tous les 40 m².
Encollage
Etaler la colle en respectant les préconisations des fabricants
(temps ouvert, temps de gommage, consommations).
Application du revêtement
Après l'application du revêtement, les joints sont effectués
par soudure à chaud avec cordon d'apport et complétés
par un calfatage en rives (remontées en plinthes ou plinthes rapportées).
Méthode B :
Pré-enduction conductrice + bande de feuillard tous les 40 m²

Pré-enduction conductrice
Appliquer la pré-enduction au rouleau, à raison de 100-150
g/m². Laisser sécher 12 heures.
Implantation du feuillard
Coller une bande de feuillard de 1,5 à 2 m linéaires tous
les 40 M2 (utiliser la colle conductrice employée pour la pose
du revêtement). Une des extrémités est laissée
en attentE pour le raccordement à la terre.
Encollage
Etaler la colle en respectant les préconisations des fabricants
(temps ouvert, temps de gommage, consommations).
Application du revêtement
Après l'application du revêtement, les joints sont effectués
par soudure à chaud avec cordon d'apport et complétés
par
un calfatage en rives (remontées en plinthes ou plinthes rapportées).

Propriétés électrostatiques
L'ÉLECTRICITÉ STATIQUE
Les manifestations de l'électricité statique résultent
d'échanges et de transferts d'électrons par contact et séparation
entre deux natures de matériaux, influencés par les conditions
d'environnement (chaleur et humidité de l'air). Elles se traduisent
par des décharges électrostatiques parfois dommageables
pour les personnes et le matériel.
LE COMPORTEMENT ÉLECTROSTATIQUE
On remédie aux effets de ces décharges électrostatiques
dans une large mesure en utilisant des revêtements de sol dont la
propension à l'accumulation des charges électrostatiques
produites a un potentiel < 2 kw (essai du marcheur). Ce seuil de sensibilité
pour les personnes convient aussi aux matériels de bureautique.
Toutefois certains domaines d'application sont plus sensibles et nécessitent
une protection face aux nuisances électrostatiques afin d'obtenir
une élimination rapide des charges générées.
C'est le cas des salles d'ordinateurs, des tours de contrôles, des
centres de télécommunications, de certains locaux à
usage médical et dans de nombreux domaines tels que l'industrie
électronique et pharmaceutique.
Il est donc nécessaire de maîtriser la conductibilité
électrique du revêtement de sol selon les niveaux exigés.
Ces propriétés sont vérifiées principalement
par la mesure de résistance transversale du revêtement.
LES NORMES
La norme internationale IEC 1340-4-1 (1995-06).
"Comportement électrostatique des revêtements de sol
et des sols finis" regroupe les méthodes d'essais et une classification
électrostatique des sols.
. Sol conducteur (ECF) : dans le domaine de l'électronique, ce sol
se caractérise par une résistance inférieure à
1.106 ohms.
. Sol dissipateur (DIF) : ce sol se caractérise par une résistance
comprise entre 1.10 6 ohms et 1.10 9 ohms.
. Sol antistatique (ASF) : ce sol minimise la génération de
charge et son potentiel est < 2 kw.
Le Comité Européen de Normalisation (CEN) a adopté
plusieurs normes (EN) qui prescrivent les méthodes d'essais pour
évaluer les propriétés électrostatiques des
revêtements de sol résilients et textiles. Elles ont le statut
de normes nationales (NF EN pour la France).
NF EN 1081 Revêtements de sols résilients
Détermination de la résistance électrique
NF EN 1815 Revêtements de sols résilients et textiles
Evaluation de la propension à l'accumulation des charges électrostatiques
(essai du marcheur)
Les normes de spécifications européennes selon les familles
de produits font référence à ces normes.
La résistance électrique des sols textiles fait référence
à la norme internationale ISO/DIS 10965.
La norme française NF P62.001 de novembre 1988, qui regroupait
les méthodes d'essais pour apprécier les propriétés
antistatiques des revêtements de sol en y associant des appellations
(AS-ASB et ASI), a fait l'objet d'une refonte en juin 1996 pour tenir
compte des évolutions normatives intervenues et ne s'applique qu'aux
revêtements de sols résilients.
Classe 1 - Potentiel (test du marcheur) < 2 kw
Classe 2 - Résistance transversale comprise entre 1 107 ohms et
1 109 ohms
Classe 3 - Résistance transversale <= 107 ohms
Les classes 2 et 3 ont déjà les propriétés
de la classe 1 et la mesure de résistance électrique transversale
peut être celle di revêtement ou celle du revêtement
mis à la terre.
LA RÉGLEMENTATION
Le seul domaine actuellement réglementé en France est celui
des salles d'anesthésie et des salles d'opérations (locaux
AIA). L'arrêté du 23 mai 1989 (J.O. du 14 juin 1989) impose
sur la base des dispositions de la norme NF Cl 5-211 que les revêtements
de sol doivent présenter une résistance égale au
plus à 25 mégohms, donc inférieure à 2,5 x
107 ohms Pour répondre à certaines exigences de sécurité
électrique, se référer à la norme NF Cl 5-100.
Remarque : dans d'autres domaines d'utilisation, des spécifications
sont exigées. C'est le cas par exemple des Centres de Télécommunications,
en référence au Rapport Technique de l'ETSI (fascicule de
documentation FD ETR 127).

Lorsque Rx < 5 x 10 4 se référer à la norme NF
Cl 5-100 concernant la sécurité électrique.
Pour des applications spécifiques concernant les revêtements
de sol électro-conducteurs, il est parfois fait référence
à la norme internationale CEI 130-4-1 reprise selon la norme NF
C20-790-4-1.

RÉGLEMENTATION ACOUSTIQUE
CLASSEMENT DES PRODUITS
La réglementation actuelle s'appuie sur 3 indices acoustiques
pertinents
. L'indice d'affaiblissement acoustique à l'intérieur du
local d'émission -L, mesuré selon la norme NF S31.074, exprimé
en dB.
. Le facteur d'absorption acoustique pondéré : xW, qui intègre
l'ancienne courbe d'absorption acoustique par fréquence. Il s'exprime
en unité.
. Et surtout, l'indice d'affaiblissement acoustique transversal aux bruits
d'impact : -L. Il se mesure en laboratoire dans des conditions normalisées
(NF EN ISO 140-8) sur une dalle béton de 14 cm et s'exprime en
dB(A) pour tenir compte d'une pondération acoustique particulière
à la France.
A partir de l'an 2000, l'indice habituel en dB(A) sera progressivement
remplacé par l'indice européen -Lw en dB qui représente
la même caractéristique exprimée dans une autre unité.
RÉGLEMENTATION FRANÇAISE
Depuis toujours elle s'applique au plancher revêtu et prend en
compte le revêtement lui-même et le plancher sur lequel il
est posé. Le niveau de pression acoustique réglementaire
Ln est égal à Lno - -L. Pour satisfaire ce niveau et choisir
un revêtement, il faut donc connaître le niveau Lno de pression
acoustique sous la dalle nue.
Depuis janvier 1996, la NRA a été fixée à
:
. Ln 65 dB(A) pour les logements (arrêté du 28 octobre 1994).
. Ln 67 dB(A) pour les locaux d'enseignement (arrêté du 9
octobre 1995).
A partir de janvier 2000, le niveau réglementaire s'établira
à
. Ln < = 58 dB pour les logements (arrêté du 30 juin 1999).
Aucune disposition n'a été prise pour les autres types
de locaux qui verront cependant leurs contraintes se sévériser.
L'application concrète de ces règles s'avère relativement
complexe. Certains organismes (CSTB, QUALITEL ... ) ont proposé
des exemples de solution qui n'ont cependant pas de caractère réglementaire.
Par exemple, en fonction de l'épaisseur e (en cm) d'une dalle béton,
quelle est la "cible" nécessaire pour atteindre le niveau
réglementaire Ln -

LABELS ACOUSTIQUES
Parmi ces labels, les plus connus sont le Label Qualitel (LQ) et le Label
Qualitel Confort Acoustiques (LQCA), tous deux attribués sur la
base du Guide Qualitel mis à jour en décembre 1995. Le guide
permet aux professionnels de disposer d'un outil d'orientation appréciable.


INFORMATIONS TECHNIQUES
. CONSEILS D'UTILISATION

. CLASSEMENTS AU FEU
M1 : Ininflammable
M2 : Difficilement inflammable
M3: Moyennement inflammable
Dans les établissements recevant du public (cafés, cabarets,
discothèques, salles de réunions-) la réglementation
officielle préconise le classement au feu M3. Pour d'autres précisions,
nous consulter
. CLASSEMENTS D'USAGE (nouvelles normes européennes)

. CERTIFICAT NF - UPEC
La marque NF associée à la marque UPEC est une certification
volontaire de produits.
NF - UPEC
La création de cette marque concrétise les attentes exprimées
par les acteurs du bâtiment, elle atteste pour les revêtements
de sol résilients qui bénéficient de son droit d'usage,
de la conformité aux normes européennes s'y rapportant NF
EN 649 à NF EN 655, complétée par des spécifications
particulières précisant un classement d'usage UPEC qui constitue
la référence pour les professionnels du bâtiment.
. CLASSEMENT K
Apparu dans les années 1980 en Allemagne, ce classement promotionnel
conçu par un club de fabricants s'est progressivement imposé
grâce à sa simplicité, et cela malgré l'absence
de support normatif.
Il s'agit d'un classement des produits basé essentiellement sur
une performance d'abrasion. Son origine géographique explique qu'il
concerne principalement les revêtements compacts sans isolation
acoustique intégrée.
Pour cette famille de revêtements relativement traditionnels et
sans trop de risques technologiques, il constitue un bon outil de promotion.
Comme pour le classement européen, son mode d'attribution repose
sur une auto-déclaration de conformité du fabricant, à
laquelle il est généralement adjoint un procès verbal
d'essai de type d'abrasion.


ENTRETIEN DES REVÊTEMENTS DE SOLS
PRÉAMBULE
Chacun sait que tout se salit.
Poussière, humidité et autres impuretés présentes
dans l'air se déposent, s'incrustent sous les pas. Un verre renversé...
bref, il s'agit d'un phénomène normal, courant de tous les
jours.
Donc, tout se salit et à fortiori le sol ou un quelconque revêtement
de sol. On aurait tort de croire que les revêtements durs sont moins
salissants que les moquettes et les tapis.
Les uns et les autres ont besoin d'être régulièrement
entretenus et nettoyés. Seules les méthodes et les fréquences
peuvent différer.
QU'ENTEND-ON PAR PROPRE ?
Pour les uns, c'est l'absence de saletés visibles et, pour les
autres, c'est quand toutes les poussières ont été
effectivement éliminées. Les critères appliqués
pour mesurer l'écart par rapport à la situation idéale
ne sont évidemment pas les mêmes partout et pour tout le
monde.
Le coloris joue un rôle presque déterminant au niveau des
saletés visibles.
Un entretien régulier, adapté, constitue évidemment
le plus sûr moyen pour conserver un sol en bon état pendant
longtemps.
ENTRETIEN DES MOQUETTES ET TAPIS
MOQUETTES ET TAPIS
Causes de souillures sont de toutes sortes.
L'humidité, les saletés adhérentes ou desséchées,
les saletés flottantes (poussière, etc ... ) sont les premières
responsables. La souillure provient principalement des saletés
de contact, c'est-à-dire des saletés entraînées
sous les pieds des passants, sous les roulettes des chariots, des cadis,
etc... Il va de soi qu'une moquette ne se salit pas partout de la même
façon. L'intensité du trafic, qu'il soit roulant ou pédestre,
y est pour quelque chose.
On pourrait opérer comme suit un classement global du trafic :
. Grand Trafic (Restaurants, Grands Magasins, Couloirs et Halls)
. Trafic Moyen (Salles de Conférence, Petits Bureaux, Entrées
et Séjours)
. Trafic Léger (Chambres, Salons, Bureaux de Direction, Chambres
d'Hôtel)
INFLUENCE DE LA COULEUR
Il faut noter que la couleur est largement déterminante pour l'aptitude
d'une moquette à la souillure. De loin, les moins salissants sont
les coloris foncés, surtout les tons mêlés.
ENTRETIEN ET NETTOYAGE
Etant donné les nombreux facteurs intervenant dans la souillure
des moquettes, on ne peut fournir à cet effet que des directives
générales, que l'on devra évidemment affiner en fonction
des cas spécifiques.
fréquence des nettoyages sera essentiellement variable suivant
l'intensité du trafic, de la situation dans le bâtiment ,
exigences posées par les usagers.
C'est, dès l'accès, qu'il faut retenir la plus grande quantité
possible de gravillons, de sable et d'humidité adhérant
aux semelles.
Tous les accès devront donc être équipés de
grilles et de tapis de propreté de grandes dimensions.
Dans les halls d'entrée, on disposera, entre autres, de grands
tapis sur lesquels les usagers achèveront de nettoyer leurs semelles.
TRAITEMENT DES TACHES :
- Essuyer immédiatement les taches neuves encore fraîches
avec un chiffon ou du papier essuie-tout.
- Racler avec précaution à la cuillère ou avec l'envers
d'une lame de couteau les substances épaissies ou desséchées,
puis brosser ou passer l'aspirateur.
- Réhumecter les taches solubles à l'eau et ôter à
l'aspirateur ou au tampon les saletés dissoutes.
- Le nombre de taches éliminables avec un solvant n'est pas élevé.
Le cas échéant, utiliser un détachant du commerce
à base de substances organiques. Ces produits s'appliquent obligatoirement
avec un linge blanc légèrement imbibé.
- Pour les taches non identifiées, essayer d'abord les méthodes
décrites sous 2 et 3.
En cas d'échec, traiter précautionneusement
la tache, du dehors en dedans, avec un shampoing moquette, puis enlever
en tamponnant. Laisser sécher si possible l'endroit traité,
puis employer des produits détachants. Poursuivre au besoin le
traitement avec un shampooing.
- Travailler toujours avec précaution. Ne jamais rudoyer en frottant
ou en astiquant pour ne pas endommager la surface.
- Pour les moquettes à poil coupé, il est recommandé
de brosser la moquette dans le sens du poil après séchage.
- L'endroit traité doit être parfaitement sec avant d'être
à nouveau livré à la circulation des personnes, ceci
afin d'éviter qu'il ne se salisse de nouveau.
NETTOYAGE JOURNALIER .
Aspirateur et balai mécanique.

NETTOYAGE INTERMÉDIAIRE
Son but est de garder un bon état de propreté, donc de réduire
la fréquence des nettoyages.
- La mousse aérosol convient pour un nettoyage en surface des moquettes,
on l'applique en massant avec une brosse, on laisse sécher et on
récupère la mousse et les saletés à l'aspirateur.
- Le shampooing à sec s'avère normalement plus efficace
que la mousse aérosol pour le nettoyage des grandes surfaces et
est appliqué à l'aide d'un rouleau brosse ou d'un plateau
à brosse rotative.
- Le nettoyage à la poudre utiliser une poudre mélangée
avec un agent dissolvant, répandre sur la moquette et travailler
dans le poil par frottement manuel ou brossage mécanique. Après
évaporation, les saletés et la poudre sont éliminées
à l'aspirateur.
GRAND NETTOYAGE
- Shampouinage
Cette méthode est de celles qui peuvent être retenues pour
les grands nettoyages. Le shampooing doit être de bonne qualité
notamment:
. avoir un effet détergent de bon à excellent.
. présenter un pH neutre.
. sécher complètement (cristallisation).
. être non toxique et inodore.
. donner une mousse bien consistante.
- Nettoyage à jet-extraction
Cette méthode convient à toutes les moquettes. La machine
utilisée à cet effet imprègne la moquette d'eau qui
est aussitôt récupérée avec les saletés
en une seule opération.
L'eau propre est chauffée d'autant plus que le nettoyage doit être
puissant.
Pour les moquettes en laine et en polyacrylique, une température
maximum de 600C ne doit jamais être dépassée.
La qualité du détergent ainsi que la puissance d'aspiration
de la pompe de récupération jouent un grand rôle dans
la qualité du nettoyage, du rinçage et du séchage.
Les moquettes traitées doivent être parfaitement sèches
avant d'être livrées à la circulation des personnes.

ENTRETIEN DES SOLS VINYLIQUES
DALLES SEMI-FLEXIBLES ET SOLS VINYLIQUES HOMOGÈNES NON TRAITÉS
EN USINE
Avant la mise en service: Effectuer un balayage ou aspiration des poussières.
Nettoyer à l'aide d'une solution décapante correctement
diluée et d'une monobrosse équipée d'un disque vert.
Rincer et laisser sécher Appliquer en 2 couches croisées
une solution acrylique autolustrante satinée ou brillante selon
la finition désirée. Respecter le temps de séchage
entre les 2 couches. Terminer par un lustrage à la monobrosse.
LES SOLS VINYLIQUES TRAITÉS EN USINE
Appliqué en usine à la couche d'usure des revêtements
de sol vinyliques, le traitement de surface a de nombreux avantages:
- Il évite l'application d'une émulsion autolustrante avant
la mise en trafic.
- Il facilite l'élimination des taches et l'entretien quotidien.
- Il facilite l'entretien périodique en évitant le spray
méthode rénovante.
- Il diffère l'application d'une émulsion autolustrante
dans le temps.
Le traitement Sanitized
Sanitized est un traitement bactérostatique et fongistatique réalisé
en cours de fabrication qui empêche tout foyer d'infection. C'est
un traitement durable et qui résiste aux lavages répétés.
Il combat efficacement : les bactéries, en créant un milieu
hostile à leur développement - le développement des
ores de champignons - le développement des mycoses.
Avant la mise en service:
Effectuer un balayage ou aspiration des poussières. Nettoyage
avec un détergent neutre avec un balai à franges, une serpillière
ou à l'aide d'une monobrosse.
CONSEILS DENTRETIEN :

Le spray méthode : Vaporisation d'un produit qui simultanément
nettoie et régénère l'émulsion autolustrante
(1 à 2 fois par semaine) selon l'intensité du trafic.
RÉPERTOIRE DES TACHES

